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ÉCHELLE INCONNE à BRIONNE

Par Julie Bernard, jeudi 3 septembre 2015, Western

Le cinéma, c'est bien une histoire de mobilité. D'abord, parce que c'est dans les foires que le cinéma fait son apparition (lire ici). Ensuite, parce qu'une autre histoire à laquelle on s'accroche, c'est celle du Ciné-Train que Meddvdekine met au point au début des années 30 en URSS. Le Ciné-train est une unité mobile de production de films, qui a pour objectif de filmer la « réalité soviétique », puis de la montrer immédiatement au peuple. Ce train et l'équipe de Meddvedkine sillonnent l'union soviétique pour filmer ouvriers, paysans, mineurs dans une volonté d'aider à la « construction de la Russie nouvelle ».
La fonction première de ces courts-métrages étaient de générer un débat, une critique sur les conditions de vie de la communauté. L'autre intérêt de cette expérience est l'étroite collaboration mise en place avec les habitants, qui devenaient le temps d'un scénario, acteurs, spectateurs, interprêtes, etc.

Echelle Inconnue poursuit son travail de recherches de de créations sur la mobilité dans la communauté de communes de Brionne. Après plusieurs années à arpenter la Normandie et la Russie, Echelle Inconnue se dote d'un outil indispensable aujourd'hui, dans la poursuite de son travail, un camion-cinéma. Imaginé il y a plusieurs années, acquis en 2014, isolé durant l'année, il n'attend plus que le savoir-faire de menuisiers pour le rendre incontournable, beau, confortable et surtout utile à nos ambitions de recevoir les personnes en situation de mobilité, de tourner, de monter et de diffuser les films réalisés.

tag : architecture ateliers Brionne camion cinema forain work in progress

Réalisation : Échelle inconnue

MAKHNOVTCHINA
MAKHNOVTCHINA
Makhnovtchina est un repérage actif des nouvelles mobilités urbaines et périurbaines à l'heure des grands projets de métropolisation. C'est un atelier itinérant de production participative d'images (fixes, vidéos, ou multimédia), de textes, de cartes, de journaux, « Work in progress ». Ce travail mené par des architecte, géographe, créateur informatique, sociologue et économiste vise à terme la proposition d'architecture ou d'équipements mobiles et légers. Ce travail vise, en outre, à explorer les futurs vides ou terrae incognitae que créent ou créeront les métropoles. Il propose une traversée du terrain d'accueil pour « gens du voyage » au marché forain en passant par les espaces des nouveaux nomadismes générés par la déstructuration des entreprises, notamment de réseau (EDF, GDF, France télécom...), ainsi que par les campings où, faute de moyens, on loge à l'année. Une traversée, pour entendre comment la ville du cadastre rejette, interdit, tolère, s'arrange, appelle ou fabrique la mobilité et le nomadisme. Ce projet de recherche et de création s'inscrit dans la continuité de certains travaux menés depuis 2001 : travail sur l'utopie avec des « gens du voyage » (2001-2003), participation à l'agora de l'habitat choisi (2009), réalisation d'installation vidéo avec les Rroms expulsés du bidonville de la Soie à Villeurbanne (2009) et encadrement du workshop européen « migrating art academy » avec des étudiants en art lituaniens, allemands et français (2010). Il tente d'explorer les notions de ville légère, mobile et non planifiée avec ceux et celles qui les vivent.